Remontant dans le temps, nous voici en janvier dernier, pour le nouvel an.
A cette occasion le palais impérial ouvre ses portes pour laisser l'empereur exprimer ses voeux de bonne année. C'est la seule occasion pour laquelle l'enceinte du palais impérial est accessible, avec l'anniversaire de l'empereur.
Me disant que c'est pas tous les jours que l'on peut voir un empereur en chair et en os, je m'étais donc rendu là-bas.
La premier choc c'est le dispositif de sécurité, tout est organisé pour contrôlé et surveillé le moindre individu. Hélicoptères, fourgons de policiers et groupes de sardines louches.
Sardines louches ? C'est la première image qui m'est venu en repensant aux nombreux groupes d'agents secrets ou de la police spéciale qui gardaient les lieux. J'étais partis pour les compter mais j'ai très vite abandonné. Tous les 20m ou presque, il y avait des groupes d'hommes en civil, long imper et souvent lunettes de soleil, oreillettes et regards revolvers. Mais des vrais groupes de 15-20 personnes, en tas, un peu en dehors mais ne loupant pas une miette des centaines de visages déambulants paisiblement jusqu'au point de rassemblement pour le discours.
Sécurité impressionnante donc, mais finalement pas tant que ça. Je sais pas si j'inspire la confiance au contrôle de douane, mais j'aurais pu entrer avec une grenade ou au moins un gros caillou qui fait mal sans trop de problèmes. En effet, si les fouilles corporelles étaient obligatoires, elles étaient un peu limités. En me palpant le policier découvre un protubérance dans la poche interne de mon blouson, il fait "ah", je fais "camera", il fait "ok". Super étonné je sors l'appareil photo de ma poche pour prouver ma bonne fois au cas où c'était une question piège et que les sardines en rayban m'attendaient un peu plus loin. Mais non, le policier me remercie presque de lui montrer... J'aurais pu avoir un telle carrière dans la contrebande et le crime organisé avec une bouille pareille !
Tout au long du parc, la consigne était simple, vous avez le droit à la limite de prendre des photos, mais pas de vous arrêter. Assez, compliqué...
Donc je n'ai que des photos du bâtiment d'où l'empereur donnait ses voeux ainsi que des photos de la foules. Donc si vous regardez bien, l'avant dernier monsieur sur la gauche, et bien c'est l'empereur... Voilà, ça casse des barres en fer hein !
Mis à part les voeux express de paix dans le monde, le vrai spectacle, c'était la foule agitant les drapeaux nippons généreusement distribué à l'entrée. J'aurais bien gardé le miens, mais tant de ferveur dans le poignet a fini par détruire le pauvre drapeau en déchirant le papier...
Une autre photo de la foule à suivre
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